Mon carnet de route

Jour 1: Ulaanbaatar – Ancienne capitale de Mongolie

Jour 1. Découverte du boudhisme dans le monastère d'Erdene ZuuL’aventure commence !!! L’excitation est à comble, je pars enfin dans la steppe Mongole. Objectif du voyage: Un désert de légende: le Gobi… 30% du territoire de la Mongolie et des écosystèmes variés entre désert de pierres, dunes de sable, steppe semi-aride, chaîne de l’Altai et  vertes prairies de l’Est. 

Nous quittons la capitale des Mongols à bord de nos fiers Van Russes… à voir les engins, je devine déjà ce qui nous attend: Non, la piste Mongole, ce ne sera pas que de la rigolade, mais c’est le prix que je suis prêt à payer pour découvrir l’empire des steppes. Et puis, si des autoroutes traversaient le pays, ce ne serait plus vraiment la Mongolie, préservée et authentique d’aujourd’hui.

Pourtant aujourd’hui, la route n’est pas trop mauvaise et, si ce n’est durant deux heures, nous avons tout le long de la route asphaltée.

Au bout de 6h30 de route et d’émerveillement, nous arrivons à Kharkhorin, un gros bourg de quelques milliers d’âmes, qui fût un jour l’épicentre du monde, la capitale du plus grand empire de tous les temps. Nous nous baladons dans la ville et réservons la visite du monastère d’Erdene Zuu pour le lendemain matin. Nous retrouvons d’autres participants au voyage qui reviennent d’un circuit dans l’Arkhangai.

Nous installons notre campement un peu en retrait de la ville, sur les berges de l’Orkhon, et passons notre première soirée auprès du feu à découvrir notre équipe Mongole: Zaya et Sengee… avec eux, nous sommes dans de bonnes mains. 

 

Jour 2: Kharkhorin – Monastère d’Ongii Khiid

Jour 2. Les ruines du Monastère de Badlim sur les berges de la rivière OngiiTôt dans la matinée, nous partons à la découverte du trésor de l’histoire religieuse Mongole. Le Monastère d’Erdene Zuu a été construit en 1586 par Abdaï Khan juste à l'extérieur de l'enceinte des ruines de la capitale de l'empire mongol, après l'introduction du bouddhisme en Mongolie comme religion d'État. Les pierres des ruines de Karakorum ont été utilisées dans la construction. Il est entouré d'un mur présentant 108 stupas, 108 étant un nombre sacré dans le bouddhisme, et le nombre de perles dans un rosaire bouddhiste. Le monastère a été endommagé par la guerre dans les années 1680, mais a été reconstruit au XVIIIe siècle et en 1872, il comprenait 62 temples complets à l'intérieur.

Durant des siècles, Erdene Zuu fut le sanctuaire religieux le plus important de Mongolie.

A la suite de cette visite riche en découverte, nous prennons la piste du Gobi. Nous commençons par une étape de transition entre deux écosystèmes, les grandes steppes luxuriantes au nord, et le grand desert au sud… deux mondes à part, plus nous descendons, plus les nomades semblent démunis… le manque d’eau ne permettant pas d’avoir de beaux pâturages. 

Les paysages sont très variés, et chaque vallée nous offre une nouvelle surprise. La route se passe ainsi, les boutades de Sengee egaie notre petite équipée, et nous arrivons en fin d’après-midi à Saikhan Ovoo. Nous installons notre campement sur les berges de l’Ongii, et partons à la découverte du site. Plusieurs ruines de monastère s’étendent de part et d’autres de la rivière. Ils ont été détruit lors des purges soviètiques des années 30.

Nous passons une soirée agréable sous le ciel étoilée Mongol.

 

Jour 3: Monastère d’Ongii Khiid – Les falaises de Bayanzag

jour 3. Il y a quelques millions d'années, ici, vivaient les dinosauresCa y est, nous touchons au but du voyage… et nous franchissons les portes du Gobi… les troupeaux de chameaux se font de plus en plus presents, l’aridité ambiante nous assaille, mais la vie est très présente ici: moutons Argalis, troupeaux de mouflons sauvages, antilopes et des rapaces bien sûr… Enfin, il y a l’arbre du Gobi, le  Saxaouls. Pour les Mongols, le bois de cet arbre est précieux.

Nous atteignons les falaises de Bayanzag, formations rocheuses en terre rouge… impression d’être sur une autre planète. Cette impression me suivra d’ailleurs dans de nombreuses region du Gobi. C’est ici qu’en 1922 Lord Roy Andrew Chapmans découvrît les ossements et oeufs de dinosaures fossilisés. La Mongolie est après les Etats Unis d’Amérique, le pays où les antropologues fîrent les découvertes les plus importantes. Il est facile d’imaginer ces mastodontes d’une autre époque déambuler sur ces terres sauvages. Je me prends à réver d’une époque révolue où ces géants étaient les maitres sur cette terre, et j’entreprends un voyage dans le temps mental.

Des nomades vivent ici, dans ces terrains hostiles. Nous installons notre campement à proximité d’une de ces familles. Leur vie a beau être plus difficile que chez les nomades des steppes du nord, l’accueil est toujours aussi chaleureux. Thé au lait, airag et soupe au mouton ponctuent nos visites chez les nomades. Zaya s’avérent très à l’aise chez les familles et facilite grandement les échanges entre eux et nous. Nous découvrons une autre culture, une autre façon de voir la vie et le monde qui nous entoure… j’apprends à relativiser mes petits problèmes finaciers… ici, pas d’argent, une vie en autarcie, et pourtant les gens connaissent un bonheur simple, celui des nomades Mongols, de ces éleveurs de chevaux qui naissent et vivent pour dresser leurs fières montures.

 

Jour 4: Les falaises de Bayanzag – Les dunes chantantes de Khongor

Jour 4. Balade à chameau aux dunes de KhongorPetite journée de piste où nous nous enfonçons dans le Gobi. A l’est les sommets des trois belles nous targuent de leur grandeur. Nous arrivons pour le déjeuner aux Khongor Els, « Sables Bai Clair ». Ce qui me marque le plus c’est de voir ce tapis vert qui s’étent juste aux pieds de ces dunes majestueuses. Le Gobi n’est pas un désert de sable, et se partagent en écosystèmes varies où les dunes sont une exception. Ici je découvre les plus belles du pays. Les Khongor Els s’étendent en ceinture au pied des « Trois Belles », elles s’étirent sur plus de 180 km de long et sur 12 km de large. Leur hauteur varie entre 100 et 300 mètres. Certaines d’entre elles, appelées Dungnee, chantent.

Encore une fois, Sengee connait une famille de la region. Ses amis sont une famille d’éleveurs de chameaux de la region. Leur troupeau se compose d’à peu près 80 têtes de bétails et sont les gens les plus charmant qui nous sera donné de rencontrer. Nous leur louons des chameaux pour l’après-midi et partons à la découverte des dunes avec le fils de la famille. Alors, le chameau, ca c’est quelque chose !! On se croirait bien assis confortablement entre deux bosses, mais non, ça tangue et c’est bien moins confortable que le cheval, même si le rythme nonchalant de l’animal est sécurisant. Notre randonnée durera trois heures, nous traversons une verte plaine avant d’arriver aux pieds des dunes. Nous entamons ensuite leur ascension. La vue au sommet y est somptueuse, et nous entendons le chant des dunes… le souffle du vent s’engouffrant dans les dunes résonne mélodieusement dans nos oreilles.

Nous rentrons au campement en véhicule, les yeux plein d’étoiles et les fesses en compote. A notre retour, les amis de Sengee nous ont préparé une surprise… de l’Arkhi à base de lait de chamelle… et de la viande de chameau (excellent !). Succulent repas en famille et une bonne nuit de sommeil pour recupérer de cette folle journée.

 

Jour 5: Les dunes de Khongor – Grand canyon glacé

Jour 5. Randonnée dans les canyons glacés de Yolii AmLe jour se lève sur les dunes… petite balade matinale pour spectacle magistral: un lever de soleil au bout du monde, une renaissance sur les merveilles de la nature.

Après un petit déjeuner copieux pris en compagnie de la famille d’éleveurs, nous reprennons la piste pour une étape de 4h30 dans les grands canyons au sud du parc des “Trois Belles”. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans le canyon de Dungdene, puis partons pour une randonnée de 4 heures dans les canyons. Notre randonnée nous mène au canyon de Yolii Am, le canyon aux aigles. Mi-juillet le canyon est encore partiellement glacé, ce dernier étant tellement encaissé que les rayons du soleil ne parviennent à faire fondre la glace qu’à partir du mois d’août. Des rapaces survolent le canyon et confère à l’endroit un charme particulier: on ne serait pas surpris de croiser au detour d’un rocher des guerriers nomades en découdre avec des traîtres Tatares.

Sengee nous rejoint à la sortie du canyon de Yolii Am, et nous partons à la recherche d’un endroit agréable pour installer notre campement. Nous passons une soirée autour du feu, et faisons un concours de chanson, les Mongols entonnant des classiques du pays des steppes, tandis que nous essayons de suivre avec des chansons paillardes bien franchouillardes.

 

Jour 6: Canyon de Yolii Am – Grand Stupa blanc  

Jour 6. Paysage lunaire à Tsagaan SuvargajpgDépart matinal pour une longue matinée de route. Nous entamons notre grande remontée vers Ulaanbaatar. Ce jour la route est un peu plus monotone que sur le versant ouest. Steppe semi aride, nous arpentons une region hostile et peu habitée. La matinée se passe à chanter des chants traditionnels Mongols que Zaya nous a appris. 

Nous décidons de faire la route d’un seul trait afin de mieux profiter de notre après-midi à Tsagaan Suvarga. Et bien nous en a pris. L’endroit est spectaculaire. Une gigantesque formation rocheuse en forme de stupa supplante le désert… encore cette sensation d’être sur une autre planète !! Nous nous baladons dans cet endroit désolé. Dur d’imaginer qu’il y a quelques millions d’années la mer recouvrait tout ici. Des fossiles sont la mémoire de ces temps anciens… la région en regorge.

Ce soir, nous nous couchons tôt afin de nous lever tôt pour l’étape de demain, l’idée étant encore de faire les 6 heures de route dans la matinée afin de profiter pleinement du reste de la journée.

 

Jour 7: Tsagaan Suvarga – Ikh Baga Gazriin Chuluut.

Jour 7. Il est agréable de ce perdre les Monts d'Ikh Baga Gazriin ChuluutAvant dernière journée de notre trip dans le Gobi, nous nous rapprochons de la capitale. Pourtant tout est encore tellement sauvage et désertique… ici c’est encore le Gobi – “désert” en Mongol –

Comme prévu nous nous sommes levés aux aurores ce matin, le soleil se levant à 5 heures du matin, et dès 7 heures nous avons pris la piste. Nous avons traversée Mandalgobi, petit bourg typiquement Mongol, ville désoeuvré aux allures de Farwest. Les capitales de province en Mongolie sont vraiment des “villes” à part. Rien à voir avec la frétillante Ulaanbaatar. J’ai toujours cette impression de désolement, de ville de bout du monde… des rues de terre, quelques maisons en bois derrières des palissades, des yourtes, un marché dont les stands tiennent dans des contenairs rouillés… une autre vie.

Nous atteignons les formations rocheuses d’Ikh Baga Gazriin Chuluut. Là encore l’étape du jour vaut vraiment le déplacement. Nous partons nous perdre dans ce dédal de rochers.

Nous célébrons dignement avec notre équipe cette dernière soirée de voyage. Nous faisons un énorme barbecue que nous accompagnons de boisson locale : vodka obligée. La soirée se passe à boire et chanter… ce qui est vraiment agréable avec notre équipe c’est que nous ayons vraiment pu dépasser le stade de guide/touristes et que nous sommes vraiment devenus une famille solidaire, et des amis.

 

Jour 8: Ikh Baga Gazriin Chuluut – Ulaanbaatar

jour 8. Ulaanbaatar aussi recèle de nombreux trésorsNous sommes un peu moins préssés de nous lever aujourd’hui, et le retour en ville ne me plaît guère… mais bon, je me fais une raison et je m’apprête à vivre pleinement mes derniers instants dans la steppe Mongole. 

Un des membres du groupe à la riche idée de demander à Sengee s’il ne connaît pas une famille chez qui nous pourrions nous arrêter prendre le thé. Une de ses cousines habite justement dans la region. Nous passerons finalement en sa compagnie le reste de la journée, et ne rentrerons que tard dans la nuit à Ulaanbaatar. En effet, la cousine de Sengee, Naara, insiste pour nous garder à diner et se propose de nous faire un Khorog, le barbecue Mongol. Dans l’après-midi, nous partons traire les chèvres et assistons à la traite des juments. Les nomades se servent des poulains afin de leurrer la mère et lui soutirer son lait. Cette dernière journée prend un tournant innatendu, comme une prolongation d’un rêve qui ne devrait jamais s’arrêter. C’est vraiment cela la richesse de la Mongolie, ce laissait porter par les imprevus, et aller toujours un peu plus à la rencontre de l’autre, de ce peuple aux qualités de coeur incomparable. 

Le retour à Ulaanbaatar se fait plus doux, fatigués que nous sommes par cette journée, une fatigue saine où réalité et songes se mèlent. Je garderai de ce circuit un souvenir impérissable, comme une possibilité d’une autre vie, une autre manière de concevoir la vie et le rapport à autrui.

 

FIN

 

 

OÙ ?

Dans le Gobi

COMMENT ?

Beaucoup de jeep et un peu de trek pendant 8 jours

COMBIEN ?

À partir de 595 € , départ garanti à partir de 2 personnes inscrites

QUE FAIRE AVANT ?

  • 7 jours dans l'Arkhangai
  • 10 jours dans la vallée de l'Orkhon
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